Gilda - qui est la valeureuse 82è participante de l'album "Couettes et Houpettes", il me manque encore 18 blogueurs minots pour fêter le numéro 100, je vous attends... - Gilda, donc, m'a gentiment transmis la chaine que j'ai vu fleurir dans moult blogs ces jours-ci, intitulée "5 choses que vous ne savez pas à mon sujet".

Très franchement, je ne déteste pas les chaines. J'ai même répondu avec amusement ou intérêt à quelques-unes d'entre elles, dont une qui peut apparaître assez proche de celle qui vient de m'être proposée.

Or cette chaîne-là, j'ai beau y penser, y repenser, et tourner le problème dans tous les sens, je vois mal comment je pourrais y répondre....

Parce que, croyez-le ou non, j'ai un jardin secret en dehors de ce blog et les cinq choses que je pourrais vous révéler en feraient partie. J'ai bien pensé à un ou deux trucs mais j'ai repoussé très loin l'idée d'écrire un billet sur ce dont précisément j'ai choisi de ne pas parler ici. Rien que de penser à la possibilité d'évoquer en ce lieu ci ou ça, j'en ai eu des frissons. De peur ? Peut-être. Il y a des bouts de moi que je ne suis pas prête à dire, à écrire. Ou pas ici.

Ce blog est déjà un jardin secret en soi, puisque j'y dis des choses que je n'avais peut-être jamais exprimées ailleurs. En me sollicitant pour ce questionnaire, Gilda me permet aujourd'hui de me rendre compte qu'il y a un jardin secret à l'intérieur du jardin secret, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ou alors ouvrirai-je un autre blog secret pour d'autres révélations ? A l'intérieur duquel, je laisserai une part d'ombre, que je pourrai dévoiler dans un troisième blog et ainsi de suite ?.... Je vais y songer.

Non, je rigole, j'ai déjà à peine le temps de nourrir celui-là ! Et puis je manque peut-être encore de courage pour y dire certains "secrets". Le domaine de l'intime est vaste, et si je ressens les bienfaits de me livrer ici, il y a des portes que je n'ose franchir à découvert... Un jour peut-être.

Mais, comme souvent, les questionnaires bloguesques révèlent des choses. Celui auquel je choisis aujourd'hui de ne pas répondre me permet d'évaluer l'étendue relative des confidences que j'y fais. Le chemin qui reste peut-être encore à parcourir pour extraire de moi certains mots (maux ?). C'est une prise de conscience salutaire et à laquelle je suis heureuse d'avoir été confrontée. Merci Gilda !