Vous avez entendu ce méga-scoop tombé aux infos ce matin : la "petite phrase secrète" que se disent les joueurs de l'équipe de France avant chaque match dans l'intimité du vestiaire ? "On va tous mourir ensemble"....

Pardon ? Késako ? Ils auraient pas mieux fait de la garder secrète celle-là ?! Et les journalistes qui la rapportent sans rire à tous les flashs de quarts d'heure ! Ils n'ont pas un tout petit peu l'impression de frôler le ridicule ? Voire de plonger dedans tous ensemble ?...
C'est quoi l'idée ? L'équipe de France dans sa totalité va se faire hara-kiri à la fin du dernier match, en direct sur la pelouse ? (ça serait fort, ça...) Eh oh, les enfants, c'est du SPORT ! Pas la guerre ! Pas non plus un drame si on perd...

Tiens, y'a un pauvre gars qui vous a pris au mot, les chéris : il a poussé la crétinerie post-match jusqu'à grimper sur le toit d'une rame de métro (!!!???) et il s'est tué en tombant. Il sera peut-être en finale des Darwin Awards, lui, avec un peu de bol.

Et pourtant, je ne suis pas hostile à la Coupe du Monde, a priori. Mes acolytes du Paris-Carnet d'hier soir le savent, puisque j'ai même suivi volontiers quelques moments du match sur une mini-télé à l'image aléatoire, accoudée au bar avec mon copain Ursun (qui bientôt ne s'appelera plus Ursun, et va changer d'adresse, il paraît, mais chut pour l'instant...) munie de l'indispensable bière-accessoire (et éventail aussi en ce qui me concerne, quoi, ça ne va pas ensemble ? Ce sont deux modes de rafraichissement différents, c'est tout...). Je me fous un peu du foot, mais j'aime bien quand c'est convivial. J'avais suivi le match de la veille avec des italiens, un précédent avec des espagnols, un autre avec les portugais de mon immeuble, c'est sympa...

J'ai quand même passé plus de temps sur la terrasse. Discuter avec les blogueurs présents étant nettement plus intéressant, même si chaque fois un peu court. J'ai quand même eu le plaisir de :

  • saluer une Kozlika fatiguée et partie se coucher de bonne heure
  • faire la connaissance de Kowalsky et de Sok (et pardon à Palpatine - familièrement Palpat' - de lui avoir piqué son siège pour ce faire)
  • photographier Goon le plus souvent caché lui-même derrière son appareil
  • discuter avec Labosonic et accessoirement lui mendier des taffes de clopes (désolée, c'est casse-pieds, je sais, je vais essayer d'arrêter)
  • déjouer les tentatives de Nawal pour démasquer les auteurs de la "Tournée des Blogueurs"
  • me découvrir une tendresse commune pour Zouc avec Lewis Scarole
  • être prise en photo par une mini-reporter
  • juste croiser Boris, Matthieux, Dr Dave, un Tatou taquin (pléonasme ;-)) et un Gei tardif

Quelques photos du début de soirée pour démontrer à quel point je suis douée pour les clichés flous et mal cadrés (et en plus je ne comprends pas tout à la gestion des albums via Flickr, mais je me soigne).

Rentrée par un métro effervescent, environnée de cris, de chants, de visages peinturlurés bleu-blanc-rouge, de groupes excités, certains goguenards face à un portugais fier encore enveloppé dans son drapeau, d'autres rieurs et contents, d'autres plus violents se dirigeant vers les Champs Elysées pour en découdre avec on ne sait qui et dont je trouverai sans doute encore aujourd'hui la trace du passage sur quelques vitrines abimées.

Je regarderai la finale dimanche entre voisins (de diverses nationalités) sûrement, mais je ne suis pas fâchée que ce cirque se termine bientôt. En revanche, Paris-Carnet, je recommencerai volontiers à la rentrée !