Ce rêve toujours pareil et jamais le même…
La nuit dernière encore.
Il y a les rêves "classiques" : être nue ou tout comme au milieu de gens et s’en trouver gênée, ou surprise ou alors pas du tout étonnée… Ça fait longtemps que ça ne m’est pas arrivé (de le rêver, je veux dire).

J’ai une amie qui rêve très souvent de chutes tellement vertigineuses qu’elles la réveillent, soulagée. Moi, jamais. Du moins pas que je me souvienne. Et je crois que l’on s’en souvient.

J’ai longtemps et souvent rêvé que je volais. Sensation merveilleuse (même si parfois j’avais du mal à m’élever aussi haut que je le souhaitais), que j’ai retrouvée avec un bonheur fou lors de mes deux vols en parapente : on court (ou on glisse, j’ai fait l’un à pied, l’autre à ski), et l’on s’envole, on s’élève dans les airs. Ils font partie de mes plus beaux souvenirs, sans conteste. Des années que je veux faire un stage pour pouvoir voler seule et retrouver ce bonheur-là, d’une intensité rare.

Non, mon rêve le plus récurrent, c’est celui où je suis chez moi, ou dans un endroit qui est chez moi dans le rêve mais qui ne ressemble pas forcément à mon appartement. Quelquefois c’est une maison semblable ou presque à celle de mon enfance. Et tout à coup, je découvre une ouverture, une porte, apparente ou cachée, qui ouvre sur des pièces supplémentaires, vastes et vides. Quelquefois, c’est un étage entier qui était inconnu jusqu’alors et qui fait bien partie de cette maison ou cet appartement qui est à moi…
Et je me dis qu’il y a tant d’espace à investir, tant à faire pour "habiter" là : peinture, meubles, couleurs, lumière(s), déco, tout ce que j’aime tant faire quand j’investis un lieu mien. Et je trouve cela formidable et tellement incroyable de ne pas m’être rendue compte avant que ces pièces existaient, que "personne" ne s’en soit rendu compte avant moi…
Il y a une perspective d’espace, formidable et surprenante… Extraordinaire.
Et je me réveille.

Le symbolisme de la chose est un peu pataud, je vous l’accorde. Et comme je ne suis pas absolument cruche, j’y vois bien quelques indices me concernant.
Je suis d’autre part de celles qui pensent que les rêves sont des "messages", qu’on nous envoie.
La nature du "on" m’est très personnelle, et je n’ai pas encore osé en parler ici (note à l’attention de Coumarine : cela a à voir avec les papillons, bien sûr; le jour où j’oserai parler d’eux, je parlerai de cela aussi… peut-être).

Mais même si le message ici me "parle", j’avoue que dans la vraie vie, je cherche encore la porte qui ouvre sur cette vastitude cachée, cet espace qui m’appartient et qui ne demande qu’à être investi, décoré, éclairé, meublé, "habité", à condition que je le trouve…

Si quelqu’un peut m’aider à trouver la clé, je suis preneuse. Mais je crois cependant avoir à la découvrir moi-même. Qui sait, en parler ici me mettra peut-être sur la piste ?