Je suis fort paresseuse sur ce carnet de voyage, j'avoue (et pour le reste aussi d'ailleurs). Si ça continue, je vais vous raconter le mariage en 2007 ! (Anitta, je rigole).

Mandrem plage

Mandrem

Arrivée à Mandrem, donc, sur ma merveilleuse plage, dans ma merveilleuse paillotte où je m'endors avec le bruit des vagues. Au matin, après une nuit réparatrice des douze heures de route de la veille, je vais trainer au gigantesque flea-market d'Anjuna.

flea market

moustiquaires

En bordure de la plage, des milliers de stands vendent des bijoux en argent ou de pacotille, des tissus, des vêtements, des épices, de la vaisselle en bois, des bricoles, des lampes ou des moustiquaires multicolores qui flottent au vent, tout et rien avec des prix gonflés à bloc qu'il faut faire réduire de moitié au moins, parfois plus. Un espace entier est consacré aux tibétains (il est déconseillé de trop marchander avec eux, au bout d'un moment, ils vous ignorent carrément, mais ce sont eux qui ont les plus beaux bijoux d'argent).On croise des hippies d'origine (et le hippie vieillit mal, croyez-moi, trop de substances planantes peut-être, au bout de 30 ans, ça abime) qui vendent des babioles ou de l'encens, et même des hippies jeunes (oui, ça existe !).

épices

Anjuna

On est sollicité sans cesse, agrippé par le bras pour visiter tel ou tel étal. S'il vous vient à l'idée de vous arrêter pour boire une bière, il y en aura même un ou deux pour s'asseoir à vos côtés, attendant que vous ayez fini pour vous emmener ensuite visiter leur boutique. C'est foisonnant, étourdissant, coloré, bruyant, gai et fatiguant. J'y resterais le temps de faire le plein de cadeaux en tous genres pour la famille, avant de retourner vite vite vers ma jolie plage calme et dolente où je vais m'autoriser à buller le reste de la journée. Soleil. Ombre. Bain. Tiède. Soleil. Tiens, je vais prendre un lassi. Somnolence chaude. Soleil. Bain... OK, j'arrête.

paréo

Sur la plage, des transats en bambous, où mon paréo/serviette sèche en un clin d'oeil. Une femme vend des sarongs et des jupes multicolores qu'une jolie jeune femme essaie un peu plus loin avec des gestes gracieux. Claquements des étoffes dans le vent. Des bribes de leurs rires et de leur dialogue en anglais approximatif me parviennent par intermittence. La femme aux sarongs s'asseoit près de moi dans le sable pour replier sa marchandise. D'autres passent parfois, proposent des bijoux ou des fruits dans de grands paniers. Des marchands de glaces se croisent à bicyclette.

marchande de sarongs

marchand fruits

marchands glaces

En fin d'après-midi, les pêcheurs viennent remonter leurs filets.

pêcheurs Mandrem

pêcheur

Je musarde sur la plage avant de remonter vers le restau-paillote où m'attendent des indiens avec qui j'ai paressé cette après-midi et qui, me sachant française, m'ont proposé de partager avec eux un verre de vin pour l'apéritif, vin qui s'avèrera être du porto made in India : nous sommes à Goa, ancienne colonie portugaise, il en reste de nombreuses traces, même des Christs dessinés sur la proue des bateaux de pêche...

bateaux

bateau

C'est l'hiver ici aussi. Le soleil se couche tôt sur la mer. Et avant de retourner vers ma paillote me passer sous mon tuyau d'arrosage et me changer pour un délicieux et animé dîner indo-portugais, spécialité de Goa, comme un cadeau, tombée d'on ne sait où, une étoile de fleurs flottant sur l'eau...

soleil

fleurs