En cas de déprime, j’ai plusieurs remèdes possibles : film de filles, bon vin, repas gourmand, journée beauté, soirée copains, câlins et galipettes, certains de ces anti-dépresseurs avérés pouvant tout à fait être consommés simultanément, d’ailleurs.

Ciel

Il y a une autre thérapie dont je constate chaque fois à quel point elle m’est bénéfique, me plongeant dans un état de sérénité bienvenu et ramenant à de justes proportions tous les soucis auxquels j’accorde parfois un peu trop de crédit. Cependant, c’est une cure un peu compliquée à obtenir d’un claquement de doigt, il faut prendre rendez-vous et ça coûte cher, mais j’ai la chance de pouvoir la pratiquer professionnellement plusieurs fois par an et c’est déjà un énorme privilège.

Je l’ai expérimenté à nouveau ce matin, dans l’avion qui me ramenait de Biarritz (il n’y a pas d’aéroport à San Sebastian) : voler au-dessus d’une mer de nuages est pour moi une source de félicité absolue.

Ciel

Non pas que j’aime particulièrement prendre l’avion. On s’y ennuie copieusement et je n’aime pas cette sensation de me sentir « coincée », peu libre de mes mouvements. En plus on y mange le plus souvent très mal (sauf dans les avions indiens, surtout les plats végétariens), ce qui me rend toujours un peu grognon (ben oui…).

Mais le ciel… Le ciel !!! Merveille toujours renouvelée. Là-haut il fait incroyablement beau. Et je ne me lasserai jamais des levers et couchers de soleil qui rosissent l’étendue cotonneuse, des champs géométriques au-dessus desquels des petits nimbus jouent à saute-mouton, de l'incroyable beauté de la Terre. Je crois que j’ai fait des milliers de photos de cette splendeur, qui ne rendront jamais le sentiment de plénitude que m’offre le ciel. Tout devient relatif à cette altitude. Et j’ai toujours un immense remerciement en moi quand je contemple cela, retenant mon souffle pour ne pas voiler de buée mon hublot (je demande toujours à être placée près d’un hublot, sinon je trépigne). Remerciement à la Vie de m’offrir des instants si pleins, si intensément calmes et beaux.

Ciel

Merci aussi aux taxis grévistes de l’aéroport Charles-de-Gaulle et aux opérations-escargots du jour en Ile-de-France de m’avoir laissé tout le temps d’écrire ce billet pendant mes deux heures et demie de Roissybus, plus longues que mon voyage en avion, donc... Dommage, je n’avais pas de connexion wifi (je vais me plaindre à la RATP) sinon j’aurais pu mettre le billet illustré en ligne tout de suite !